Le budget 2026 a été définitivement adopté à l’Assemblée nationale, le 2 février. Dans un contexte politique et international instable, la CPME a fait le choix de la responsabilité afin de mettre fin à l’incertitude qui pesait sur les entreprises, l’investissement et l’emploi.
Mais cette responsabilité ne vaut pas adhésion : il s’agit d’un budget de renoncement, qui ne règle pas les problèmes structurels auxquels nos entreprises sont confrontées.
Pour les entrepreneurs, un point essentiel a été préservé : pas de nouvelles taxes ciblant les TPE-PME et le maintien des allègements de charges. Ces choix évitent un choc immédiat sur l’emploi et les salaires, dans un moment où les entreprises ont avant tout besoin de stabilité et de visibilité.
Pour autant, ce budget reste un budget de renoncement. Le maintien de la CVAE, impôt de production payé indépendamment des résultats, est un symbole fort des contradictions françaises. On ne peut pas appeler à la réindustrialisation tout en conservant des freins aussi pénalisants pour l’investissement, la compétitivité et l’emploi local. Sur le coût du travail comme sur les finances publiques, les décisions structurantes sont une nouvelle fois repoussées.
Face à cette accumulation de contraintes, notre président Amir Reza Tofighi a pris position clairement dans les médias et a apporté son soutien au mouvement « Trop c’est trop » avec un leitmotiv : les entreprises ne peuvent plus être la variable d’ajustement permanente des politiques publiques.
Cette position forte a trouvé un large écho dans le débat public avec un message clair : si l’effort continue de reposer principalement sur ceux qui travaillent et produisent, le risque d’une rupture est réel.
La CPME continuera à défendre une autre voie : remettre le travail, l’investissement et la production au cœur du modèle économique français.